Actualités des addictions

Rencontres de l'IFAC : « Jeu d’argent pathologique : le joueur et la loi » - 17 novembre 2022

Jeudi 17 novembre avait lieu les rencontres de l'IFAC sur le thème « Le joueur et la loi ».

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 Le jeu d’argent pathologique a des conséquences négatives dans tous les domaines de la vie, et peut parfois conduire les joueurs à commettre des actes illégaux pour financer leur pratique de jeu ou éponger les dettes qui s’accumulent. Lourds de conséquences à la fois pour le joueur et son entourage, les actes illégaux sont présents dans 14 à 30% des cas et sont associés aux formes de jeu pathologique les plus sévères.
L’objectif de cette conférence était de proposer une réflexion autour des actes illégaux commis par les joueurs pathologiques et des conséquences sur leur prise en charge et leur responsabilité pénale.

Les interventions et les intervenants 
15 h 00 – 16 h 15 : Le joueur et les actes illégaux : coupable, mais pas responsable ? De la clinique aux mesures structurelles.

Le Dr Olivier Simon est médecin psychiatre et spécialiste en santé publique, responsable du Centre du jeu excessif (CJE), programme du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) spécialisé dans la prévention et le traitement des troubles liés aux jeux d’argent. Président du collège romand de médecine de l’addiction et maitre d’enseignement et de recherche, il a publié notamment au sujet de l’évaluation des mesures législatives et réglementaires de protection des joueurs. Il a également coordonné l’ouvrage collectif Harm reduction for gambling, a public health approach, publié en 2020 chez Routhledge.

16 h 45 – 18 h 00 : Place du joueur face à la justice : quel discernement et quelle responsabilité de ses actes ? À propos d’une expertise pénale….

Le Dr Hélène Vergnaux est médecin spécialisée en psychiatrie aux urgences médico psychiatriques du CHU de Nantes depuis 16 ans, et responsable de cette unité depuis 4 ans. Titulaire d’un DIU en psychocriminologie, elle travaille en tant qu’expert judiciaire depuis 2013 et est inscrite auprès de la Cour d’Appel de Rennes depuis 2019.

18/11/2022

« T’as vu, t’as perdu » : campagne de prévention pour prévenir les paris excessifs lors de la coupe du monde de football

Juste avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de football, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) a lancé une campagne de prévention « T’as vu, t’as perdu » sur les risques de jeu excessif avec les paris sportifs.
La grande majorité des parieurs a une pratique récréative et maîtrisée mais l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives fait état de 
33 % de joueurs à risque excessif et de 22 % à risque modéré (chiffres de 2021). 

L'objectif de cette campagne est de lutter contre les fausses croyances associées aux paris sportifs et de sensibiliser les jeunes joueurs aux vraies conséquences du jeu excessif.

Plus d’un tiers des Français déclare avoir l’intention de suivre la Coupe du Monde de foot (38%), soit une proportion en baisse de 10 points par rapport à celle mesurée en amont de l’Euro 2020.
Si la moitié des personnes qui comptent suivre la Coupe du Monde envisagent de parier amicalement avec leurs proches (50%), ils sont plus d’un tiers à avoir l’intention de miser de l’argent sur les rencontres (36%). Ce chiffre est en légère progression par rapport à celui exprimé avant l’Euro 2020 de foot (31%).

Les risques d’addiction et de dépendance associés aux paris sportifs sont identifiés par plus de 7 Français sur 10 (73%), et par une proportion moindre auprès de ceux qui comptent parier de l’argent durant la Coupe du Monde.

Clip officiel de la campagne « T'as vu, t'as perdu »
 

Des joueurs de plus en plus jeunes consultent au service d’addictologie du CHU de Nantes

Jean-Marie Cornuaille, journaliste à Presse Océan a interviewé le Pr Marie Marie Grall-Bronnec, psychiatre-addictologue à propos des nouveaux patients qui consultent pour des problèmes de jeu pathologique. Cet article a été publié dans le journal daté du mardi 15 novembre.  

 

La sociologie des joueurs reçus au CHU a changé. Si avant, ils avaient de 45 à 50 ans, ils sont aujourd’hui plus jeunes (une vingtaine d’années). Ils sont plus nombreux que leurs aînés à parier sur les manifestations sportives mais sans toutefois s’y connaître vraiment. Ils ont l’impression de maîtriser le jeu mais ils perdent des sommes importantes. En effet, ces paris qui se pratiquent le plus souvent via Internet sont faciles d’accès, la mise se fait grâce à un moyen de paiement dématérialisé et le joueur se rend moins bien compte des sommes dépensées.
 

L’article aborde aussi la question de la prise en charge de ces joueurs excessifs. La psychothérapie peut être individuelle ou en groupe. Le joueur peut aussi se faire aider par une assistante sociale s’il a des problèmes d’endettement. Il peut aussi se faire interdire de jeu via un commissariat ou la gendarmerie.


Quant aux plateformes de paris, le journaliste pose la question de leur responsabilité dans cette addiction à parier. Le Pr Grall-Bronnec précise que les opérateurs de jeux ont « l’obligation de proposer un modérateur de jeu mais regrette-t-elle, cela ne les empêche pas de « relancer » le joueur lorsqu’il n’a pas joué depuis longtemps, de lui offrir des bonus ou de lui faire des offres promotionnelles »…

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21/11/2022

Gratification financière et jeux d’argent : l’ANJ présente ses lignes directrices et recommandations

Les lignes directrices qui viennent d’être adoptées par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) ont « un double objectif : améliorer la transparence des offres commerciales comportant une gratification commerciale et les modérer pour prévenir et limiter les pratiques de jeu excessives ou pathologiques ».

Ces offres commerciales peuvent prendre des formes diverses : abondement du solde du compte, de la mise du joueur, ou du gain par exemple.

L’ANJ préconise (1) plusieurs mesures aux opérateurs de jeux pour améliorer la transparence des offres commerciales, (2) ne pas proposer d’offre commerciale comportant une gratification financière aux personnes identifiées comme ayant potentiellement un jeu excessif ou pathologique, (3) faire preuve d’une vigilance particulière à l’égard des personnes ayant bénéficié récemment d’une mesure d’auto-exclusion ou d’une interdiction de jeu, (4) éviter toute allégation faisant état d’une prétendue absence de risque du fait de la gratification, (5)veiller à ce que les offres soient raisonnables en termes de volume, de fréquence et de montant.

L’ANJ souligne que le « caractère raisonnable de ces offres de bienvenue ou de fidélisation fera l’objet d’une attention particulière de sa part à l’occasion de l’examen annuel des stratégies promotionnelles des opérateurs et de leurs plans d’actions en vue de prévenir le jeu excessif ».

 

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31/10/2022

Risques associés aux paris sportifs : pour la première fois Santé publique France lance une campagne de prévention

A quelques semaines du lancement de la coupe du monde de football, Santé publique France lance une campagne de prévention « Parier, c’est pas rien » qui sera diffusée jusqu’au 22 novembre. Cette campagne a été créée dans le but de sensibiliser les joueurs et leur entourage aux risques liés à une pratique problématique. Elle oriente vers le dispositif d’écoute et d’aide à distance « Joueurs info service ».
 

Particulièrement addictifs, ces paris peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et la situation sociale des joueurs qui les pratiquent et de leur entourage. En effet, cette pratique s’est beaucoup développée et a été très popularisée ces dernières années notamment auprès d’un public jeune, particulièrement vulnérable. Ce sont 72 % des parieurs qui ont entre 18 et 35 ans (près de 50 % entre 18 et 25 ans). Dans les enquêtes menées, on constate que ces joueurs sont souvent issus de milieux modestes et sont plus fréquemment chômeurs.
 

Pour chaque grand événement sportif comme par exemple les Euros ou les coupes du monde de football la pression publicitaire exercée sur le public incite à miser. Les enquêtes montrent également que les montants de ces mises ont été multipliés par 2,8 en 5 ans.
 

La campagne « Parier, c’est pas rien » aborde plusieurs thématiques comme le poids des opérateurs de jeux, leurs techniques marketing, le caractère addictif des paris sportifs, ainsi que les mécanismes et les conséquences de l’addiction. Le but de celle-ci est de débanaliser les paris sportifs et de rappeler les risques auxquels les joueurs s’exposent.


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18/10/2022  

L'ANJ lance une nouvelle version du site Evalujeu

Lancé en 2015, Evalujeu est un dispositif de prévention du jeu excessif. Il aide le public à évaluer ses habitudes de jeu en répondant à un questionnaire. Le service a « revisé » ses questionnaires d'auto-évaluation afin de les adapter aux différents secteurs du jeu comme par exemple les paris sportifs. A l’occasion de  la Coupe du Monde de football 2022, un questionnaire spécifique sera proposé.
 

En fonction du résultat, Evalujeu fournira des conseils personnalisés pour aider l'utilisateur et faire en sorte que « le jeu reste une pratique récréative ». 
 

L’ANJ a déclaré qu'elle avait remanié le service en lui donnant une « nouvelle identité numérique », qui permettra au public d'avoir un meilleur accès aux questionnaires, aux enquêtes et aux vidéos sur les méfaits du jeu, ainsi qu'à d'autres outils disponibles pour prévenir le jeu excessif. 

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17/10/2022

Une typologie des parieurs sportifs selon la motivation à parier

La Société d’entraide et d’action psychologique et le Pôle d’innovation et d'expérimentation sur le jeu excessif se sont associés pour développe des projets de recherche fondamentale et appliquée en faveur de la réduction des risques et des dommages liés aux jeux de hasard et d’argent.

C’est pour mener à bien ces travaux avec un volet prévention associé que sont menées des enquêtes auprès d’un public de joueurs.

Dans la dernière étude réalisée dans le cadre du projet EUROPAIR, ce sont 46 joueurs de paris sportifs qui ont répondu à des questions concernant leurs parcours, préoccupations, attentes et motivations à jouer.

Cette étude a permis de qualifier ces parieurs/ Trois motivations principales classent les joueurs selon les profils suivants : (1) les parieurs de profil « social » ; (2) les parieurs de profil « pour le jeu » et (3) les parieurs de profil « appétant aux gains et aux sensations fortes ».

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17/10/2022

La vraie addiction aux écrans reste rare, mais la moitié de la population aurait un usage problématique


C’est le constat partagé par des addictologues et des chercheurs de la région bordelaise et l’université de Columbia (New York) et par l’OFDT.

L’addiction aux écrans est une réalité sur le plan médical, affirme une équipe d’addictologues et de chercheurs entre la région bordelaise et l’université de Columbia (New York). D’après leurs travaux publiés dans le Journal of Medical Internet Research, 1,7% de la population rassemble les critères de ce type d’addictions, tandis que près de la moitié (44% !) ont un usage « gênant » de leurs écrans.

Les chercheurs bordelais ont basé leur constat sur les résultats d’une questionnaire envoyé à la population de Martignas-sur-Jalle (Gironde). Ces résultats ont montré que chez 1,7 % des personnes interrogées, 5 critères des 9 recherchés dans le cas d’une addiction étaient présents. Ces chiffres sont concordants avec d’autres études épidémiologiques donnant un pourcentage de 1 à 5% souffrant d’addictions aux écrans et aux jeux vidéo.

L’étude a montré un autre résultat intéressant : la proportion de personnes rencontrant des problèmes avec les écrans était assez importante : 44,7%.

Pour Marc Auriacombe, « Il est nécessaire que la société se saisisse de ces questions qui nécessitent une intervention préventive et éducative ».

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» Présentation du projet de recherche sur le site Internet de l’université de Bordeaux

Le mois de la recherche sur les addictions. Bilan, constats et recommandations


Entamé en 2020 par l’IReSP, cette réflexion sur l’identification des enjeux et des besoins actuels de la recherche française sur les addictions a réuni en début d’année, des chercheurs lors de 6 ateliers de travail.

Les ateliers portaient sur : la recherche en sciences sociales sur les addictions, la recherche au service de l’évaluation des interventions en prévention, la structuration du champ au travers des réseaux de recherche, les cohortes et bases de données dans la recherche sur les addictions, la recherche sur la santé mentale et les addictions, la recherche sur les addictions comportementales

L’objectif des ateliers était d’arriver à des recommandations concrètes.

Les discussions engagées entre les participants ont permis de dégager les constats et les recommandations, qui peuvent être découpées de la manière suivante :

Recommandations générales pour le champ

Nouvelles modalités de soutien

Appels à projets et suivi des projets financés

Aspects administratifs et réglementaires encadrant les projets de recherche

Rencontres scientifiques et valorisation des projets

Les constats et les évaluations sont présentés en détail dans le document.

» Télécharger le rapport

Enquête de l'IFAC sur les besoins informationnels de ses usagers

L'Institut Fédératif des Addictions Comportementales (IFAC) lance une enquête pour évaluer les profils des personnes concernées par les informations sur les addictions comportementales, les canaux d'information privilégiés pour la diffusion de ces informations et les besoins de ses usagers à ce sujet plus globalement.

L'enquête est anonyme, et vise à améliorer nos contenus et la diffusion des informations. Elle concerne tous les usagers : personnes en difficulté avec une addiction comportementale ou leur entourage, chercheurs, cliniciens, autorités publiques, institut de santé publique, etc.

» Répondre à l'enquête

Hyperphagie boulimique : un essai de traitement par stimulation cérébrale prometteur

Des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie ont surveillé l’activité d’une région du cerveau, appelé noyau accumbens, chez deux patients souffrant d'hyperphagie boulimique avec perte de contrôle durant six mois, dans le cadre d’un essai clinique. Un dispositif habituellement utilisé pour traiter l’épilepsie résistante aux médicaments, a stimulé la région du cerveau où se trouve le noyau accumbens.
 

Réduction de la perte de contrôle


Les patients ont signalé de fortes réductions de leurs sentiments de perte de contrôle et de la fréquence de leurs crises d’hyperphagie - chacun a également perdu plus de cinq kilos. L'une des personnes s'est tellement métamorphosée qu'elle ne répondait plus aux critères de l'hyperphagie boulimique. Il ne semblait pas y avoir d'effets secondaires indésirables importants.

» Lire l'article sur le site https://www.pourquoidocteur.fr/

» Lire l'article : Pilot study of responsive nucleus accumbens deep brain stimulation for loss-of-control eating
 

31/08/2022

Les jeux d'argent et de hasard en France en 2021 : un rebond du marché

Cette note publiée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives présente dans une première partie les données et évolutions macro-économiques consolidées des années 2020 et 2021 transmises par les opérateurs de jeu et l’Autorité nationale des jeux (ANJ).

Le confinement de 2020 avait entraîné une baisse du marché des jeux. En 2021, il a enregistré une progression de 7 % (pour un montant total d’environ 10,7 milliards d’euros) pour l’ensemble des activités. La dépense des ménages a aussi augmenté, elle est passé en moyenne à 201 € pour les jeux de hasard et d’argent (190 € en 2020).

Les jeux de loterie restent l’activité favorite des ménages, qui y consacrent près de la moitié de leur budget jeux (environ 95 euros par an), les paris sportifs étant désormais le second poste de dépenses.

La note détaille l’évolution 2020-2021 du chiffre d’affaires des jeux par activité (en millions d’euros) et donne l’évolution du nombre de comptes en ligne en 2020 et 2021. Elle donne également  des informations sur la file active de consultants et le profil du joueur. 

De nouveaux résultats concernant la population adolescente vont paraître en 2023.

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29/08/2022

Le trouble du jeu vu à travers le prisme du double diagnostic : prévalence et facteurs associés
 

Le double diagnostic (DD) se définit comme la co-occurrence d'au moins un trouble psychiatrique et d'au moins un trouble addictif. La plupart des études sur le DD ont considéré les troubles liés à la consommation de substances. En 2018, le trouble du jeu (Gaming Disorder) a été reconnu comme un trouble formel et intégré dans la catégorie des troubles addictifs dans la 11ème version de la classification internationale des maladies. L’objectif de cette étude - qui s’est faite dans le cadre de la cohorte EVALuation of behavioral ADDictions (EVALADD), suivi prospectif de patients ayant une addiction comportementale CHU de Nantes – était d’inclure 92 patients atteints de GD et d’explorer les troubles psychiatriques, l'anxiété, les troubles de l'humeur et les troubles psychotiques.
Le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH), la personnalité, les motifs de jeu, les styles d'attachement ont été également mesurés…

Article de Malcolm Barrangou-Poueys-Darlas, Clémence Cabelguen, Vincent Garrouste, Juliette Leboucher, Bruno Rocher, Gaëlle Challet-Bouju, Marie Grall-Bronnec. Frontiers in psychiatry, juillet 2022

» Lire le résumé de l'article

Quatre conseils pour ne pas vous emballer avec les paris sportifs
 

Le site Joueurs info service a publié sur son site Internet un article dans lequel il est question des paris sportifs. Certains parieurs perdent beaucoup d’argent dans cette activité c’est pourquoi le site donne quatre conseils :

  • pariez « juste » et raisonnable en n’investissant que des petites sommes. Il est conseillé de ne parier que ce que l’on peut se permettre de perdre
  • Ne pariez pas sur des cotes improbables. Le joueur pense gagner beaucoup d’argent en pariant sur des résultats improbables ce qui représente un risque important de pertes
  • Ne multipliez pas les paris. Quand il perd, le joueur a tendance à vouloir se « refaire » et du coup, il va parier sur toutes les rencontres. Il est dangereux de créer une obsession de parier

Attention aux publicités qui vantent t l’excitation dans l’acte de parier. En fait si le résultat n’est pas à la hauteur de ce que le joueur escomptait, cela va faire naître plutôt de la frustration.  Le site Info joueurs conseille de profiter du spectacle des matchs sans qu’il soit gâché par une frustration, une colère créées par des paris sur des victoires aléatoires.  

» Lire l'article

16/08/2022

Jouer (longtemps ou non) aux jeux vidéo n’a pas d’impact sur le bien-être révèle une étude
 

Une collecte de données sur le bien-être et les motivations de 38 935 joueurs âgés de plus de 18 ans ont été effectuées pendant six semaines. Les chercheurs ont collaboré avec des éditeurs de jeux qui ont recruté des joueurs par e-mail pour participer à cette étude de panel en trois vagues.

Sept éditeurs ont participé avec les jeux suivants : Animal Crossing : New Horizons, Apex Legends, Eve Online, Forza Horizon 4, Gran Turismo Sport, Outriders et The Crew 2. Les e-mails ciblaient les bases générales de joueurs anglophones de ces éditeurs en Australie, au Canada, en Inde, en Irlande, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les éditeurs ont invité les joueurs actifs du jeu sélectionné à participer. Le jeu actif était défini comme le fait d'avoir joué au jeu en question au cours des deux dernières semaines ou des deux derniers mois ; la variabilité de cet intervalle entre les éditeurs était due aux différences dans le nombre de joueurs jouant régulièrement à un jeu donné, afin qu'un échantillon adéquat puisse être invité.


Les chercheurs ont associé des données comportementales objectives à des auto-évaluations des états psychologiques.


Leurs résultats suggèrent que « le temps passé à jouer à des jeux vidéo a eu un impact limité, voire nul, sur le bien-être. De même, le bien-être n'avait que peu ou pas d'effet sur le temps passé à jouer ».


« En bien ou en mal, les effets moyens (des jeux vidéo) sur le bien-être des joueurs sont probablement très faibles, et d’autres données sont nécessaires pour déterminer les risques potentiels », soutiennent les chercheurs dont le travail a été publié dans la revue The Royal Society.
 

» Lire l’article de 20 minutes
 

» Lire l’article de Slate
 

» Lire l’article dans « Royal Society Open Science »
 

03/08/2022

Contextes, motivations et régulations du jeu vidéo chez les adolescents

Après la Matinale du 1er juin, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives vient de publier cette deuxième « Note de résultats ».

C’est une étude qualitative menée auprès de 30 adolescents âgés de 11 ans à 15 ans au printemps 2021. Des entretiens semi-directifs ont permis de recueillir des récits d’expériences des jeunes sur leurs pratiques des jeux vidéo.

On trouve trois grandes parties dans le document : Supports et temps de jeu dans l’entrelacs des devoirs et des loisirs, Pour le plaisir et les amitiés : les motivations pour jouer, les régulations des pratiques
 

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29/07/2022

MILDECA : refonte du site internet

Début juillet, la MILDECA a mis en ligne son nouveau portail. Le site se présente sous la forme de trois grandes rubriques : « Nous connaître », « Comprendre », « Ressources pour agir ».  Les ressources sont des outils pratico-pratiques créés par la MILDECA, ou d’autres partenaires. Ils peuvent servir d'inspiration pour construire de nouveaux outils ou être utilisés pour mener des projets particuliers au niveau local.

» Voir le nouveau site


28/07/2022

Addictions : pour une politique pragmatique qui protège la santé de la population

Après la réélection d’Emmanuel Macron pour un second mandat présidentiel, l’association « Addictions France » a mis en ligne sur son site Internet, un dossier de plaidoyer en faveur d’une politique de santé qui à la fois permettrait de faire mieux connaître les addictions auprès des professionnels des secteurs social, sanitaire et médicosocial mais également de proposer aux personnes en difficulté avec les addictions d’être mieux orientées et accompagnées.

Le document fait des propositions concrètes pour que les questions d’addictions soient mieux prises en compte dans le schéma sanitaire national.

» Lire l'article sur le site 
https://addictions-france.org/

28/07/2022

Participation de l'équipe de l'IFAC à l'ICBA                                             ICBA

Cette année signait la reprise de l’International Conference on Behavioral Addictions (ICBA) après 2 années d’interruption liées au COVID. La 7ème édition a ainsi eu lieu du 20 au 22 juin 2022 à Nottingham, au Royaume-Uni.
Pour l’occasion, une grande partie des chercheurs de l’IFAC étaient présents. Ils ont exposé les travaux et résultats sur les sujets suivants : 
  • les liens entre le Trouble de Déficit de l’Attention / Hyperactivité (TDAH) et l’addiction sexuelle par le Le Dr Benoit Schreck, psychiatre
  • les résultats d’une étude sur le traitement attentionnel des informations sociales chez les joueurs de poker par Elodie Hurel, doctorante en neuropsychologie
  • le modèle de dépistage des problèmes de jeu en ligne basé sur les données de comptes joueurs, issu de l’étude EDEIN par le Dr Bastien Perrot, biostatisticien - (Publication de l'étude à télécharger ici)
  • travaux sur le jeu en ligne, à la fois sur l’impact des bonus sur les comportements de jeu (résumé de la parution des résultats à télécharger ici) et sur l’impact de la pandémie de COVID sur les comportements de jeu en Suède par Marianne Balem, doctorante en biostatistiques 
  • résultats d’une étude évaluant la vulnérabilité au marketing chez les personnes présentant un trouble des achats compulsifs ( lire le résumé de l'article) par la Dr Gaëlle Challet, ingénieure de recherche
  • les différences entre femmes et hommes dans le jeu en ligne par La Pr Marie Grall-Bronnec, psychiatre dans une contribution à la table ronde dédiée aux nouveautés en matière de traitement et de recherche pour les femmes souffrant d’addictions comportementales
Toutes les informations sur le site : http://icba.mat.org.hu/2022/ 

This year marked the resumption of the International Conference on Behavioral Addictions (ICBA) after 2 years of interruption related to COVID. The 7th edition took place from June 20 to 22, 2022 in Nottingham, United Kingdom.

For this occasion, a large number of IFAC researchers were present.

  • Thus, Dr. Benoit Schreck, psychiatrist, presented his work on the links between Attention Deficit/Hyperactivity Disorder (ADHD) and sexual addiction.
  • Elodie Hurel, doctoral student in neuropsychology, presented the results of a study on the attentional processing of social information in poker players.
  • Dr. Bastien Perrot, biostatistician, presented the online gambling problem screening model based on player account data, from the EDEIN study.
  • Then Marianne Balem, doctoral student in biostatistics, presented her work on online gambling, both on the impact of wagering inducements on gambling behavior and on the impact of the COVID pandemic on gambling behaviors in Sweden.
  • Dr Gaëlle Challet, research associate, presented the results of a study exploring vulnerability to marketing in people with compulsive buying shopping disorder.
  • Finally, Prof. Marie Grall-Bronnec, psychiatrist, contributed to the round table dedicated to new developments in treatment and research for women suffering from behavioral addictions, where she presented the differences between women and men in online gaming.
All informations on : http://icba.mat.org.hu/2022/