Actualités des addictions

Les sites de paris sportifs à l'assaut des (très) jeunes joueurs

En France, trois parieurs en ligne sur quatre ont moins de 34 ans, selon le dernier rapport d'activité de l'Autorité nationale des jeux (ANJ, ex-Arjel). L'autorité a remarqué que les réseaux sociaux « Snapchat » et « TikTok» avaient des stratégies marketing très ciblées sur le public jeune. Dans son tableau de bord sur les jeux de hasard et d’argent – publié en février 2021 - l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) rapporte qu’en 2017, plus d’un tiers (38,9 %) des jeunes âgés de 17 ans ont déclaré avoir joué au moins une fois à un jeu d’argent au cours des douze derniers mois bien que la loi interdise l’accès à l’offre de jeu aux mineurs. L’arrêté du 9 avril 2021 définit le cadre de référence pour la prévention du jeu excessif ou pathologique et la protection des mineurs.

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23/04/2021
Pornographie en ligne : des risques préoccupants pour les adolescents

Cet article écrit à trois mains par une psychologue clinicienne, une maîtresse de conférences en psychologie et une professeur de psychologie se base sur des études sur la question de la pornographie en ligne. Plus de la moitié des adolescents consultent régulièrement des sites pornographiques en ligne pour : rechercher des informations d’ordre sexuel, entrer en connexion avec quelqu’un, et pour le divertissement ou l’excitation sexuelle. Cette pratique n’est pas dénuée de risques. Avec l’âge et la fréquence de l’utilisation, un phénomène d’habituation se met en place. Il va amener les adolescents à explorer d’autres thèmes sexuels et à être confronté à des images violentes. L’Internet facilement accessible avec des connexions rapides, un usage très privé va augmenter le risque d’être confronté de manière accidentelle à des sites d’ordre pornographique. Cette augmentation va attiser la curiosité sexuelle, favoriser le développement de l’usage intentionnel et diminuer l’autorégulation. Etant un sujet de préoccupation des jeunes depuis toujours, l’influence des pairs n’est pas à négliger et sera d’autant plus grande si l’adolescent ne dispose pas de facteur de protection et s’il est un utilisateur de réseaux sociaux, ceux-ci altérant la perception des pairs. Il existe des facteurs de protection dans la famille où l’on peut évoquer l’usage, poser des questions… En conclusion, les auteurs pensent qu’il est essentiel de prévenir l’usage de la pornographie en particulier en développant l’esprit critique des adolescents.

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21/04/2021
Deuxième vague : quid des patients atteints d’anorexie mentale hospitalisés en pédopsychiatrie ?

Lors de la première vague de COVID-19, par peur de contages et de probable risque augmenté de forme grave chez les patients anorexiques, beaucoup de praticiens avaient fait le choix d’éviter les hospitalisations longues. Au confinement d’ octobre 2020 les praticiens disposaient de nouvelles connaissances. En effet, le Center For Disease Control and Prevention et l’Organisation mondiale de la santé n’avaient pas identifié ni l’anorexie mentale ni un IMC bas comme des facteurs de risque de forme sévère de COVID-19, que cela soit chez l’adulte et dans la population infanto-juvénile. Forts de ces éléments, il a semblé aux praticiens nécessaire de favoriser la continuité des soins et de poursuivre la prise en charge hospitalière dans le service de pédopsychiatrie pour les patients AM. D’autant plus qu’ils constataient chez les les patients AM à domicile, une dégradation sur le plan des symptômes d’anorexie.

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16/04/2021
COVID-19, un document de l'IFAC : conseils pratiques pour prendre soin de soi

La période de crise sanitaire actuelle a poussé le gouvernement à mettre en place des mesures de restriction (confinement, couvre-feu, encouragement du travail à domicile, etc...) qui conduisent de nombreuses personnes à rester à leur domicile la majorité de leur temps. Cette situation peut conduire à une augmentation des pratiques potentiellement addictives, notamment celles liées aux écrans (jeux de hasard et d’argent en ligne, jeux vidéo, visionnage de séries ou de pornographie, alimentation, etc...) ou aux consommations de substances (alcool, tabac, médicaments psychotropes ou substances illicites). 
Un document a été mis en place par l’Institut Fédératif des Addictions Comportementales (IFAC) afin de synthétiser les principaux conseils pratiques pour prendre soin de soi pendant cette période si particulière.

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10/02/2021
Addictions et crise sanitaire : un sondage BVA

L'Association Addictions France, en partenariat avec BVA Santé, vient de publier les résultats d’une enquête réalisée du 15 au 24 février 2021 auprès d’un échantillon national représentatif de 2001 personnes âgées de 15 ans et plus sur l'impact des restrictions sanitaires sur les addictions avec et sans substance. Depuis, le début de la crise, les Français sont 60 % à avoir augmenté leur temps d’écran récréatif avec un quart d’entre eux (24%) passant au moins 6 heures par jour devant un écran pour se distraire. 

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08/04/2021
 « Groupe entourage Jeux vidéo » à l’espace Barbara (CHU de Nantes)

L'espace Barbara (CHU de Nantes) propose un groupe de paroles « Entourage Jeux vidéo » afin que les familles puissent échanger. Il est encore possible de s'inscrire pour ce groupe qui propose une séance par moi jusqu'au mois de juin 2021.
Mon enfant est-il accro aux jeux vidéo ? Conseils de vie au quotidien : livre écrit par deux psychiatres nantais

Présenté en trois parties : comprendre, observer, agir, le livre va permettre aux parents, grâce à un  cheminement éclairant avec des étapes rassurantes, de « dédiabioliser » ce média. Après un rappel du conseil classique : un jeu pour chaque catégorie d’âge, le livre aborde la question délicate de la place des jeux dans la vie de famille. Quelques repères éducatifs simples sont proposés. Quant aux parents d’adolescents, ils trouveront aussi des raisons de ne pas trop s’inquiéter ; même si parfois, certains joueurs « basculent ». Là aussi, les auteurs ont pris soin d’expliquer de façon très pédagogique, dans quel cas, il va falloir aller au-delà de simples prescriptions parentales. Et si le diagnostic d’addiction est posé, la dernière partie du livre s’attache à montrer l’éventail des thérapies proposées entre consultations, groupe de parole pour l’entourage, thérapie familiale, voire hospitalisation… En fil rouge de cet ouvrage, un père de joueur livre son témoignage, partageant ses doutes avec les lecteurs.

» Commande possible sur le site de l'éditeur
Utilisation de la réalité virtuelle dans les troubles des conduites alimentaires

Cette étude menée par une équipe de médecins et chercheurs de Marseille et parue dans la revue « L'Encéphale », montre tout l'intérêt de la réalité virtuelle dans des situations de trouble de l’image corporelle comme dans l’anorexie, ou d’anxiété et de craving dans la boulimie et les accès hyperphagiques. La réalité virtuelle permet aussi de développer des techniques thérapeutiques innovantes, notamment celle de l’illusion corporelle utilisée dans l’objectif de réduire le trouble de l’image corporelle de l’anorexie, ou encore la thérapie d’exposition à des indices de consommation alimentaire par réalité virtuelle utilisée chez les patients atteints de boulimie et d’accès hyperphagiques...

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Joueurs, confinement et risque d’addiction : résultats d’une enquête en ligne pour l’autorité

Harris Interactive a interrogé 3 013 personnes 18 ans et plus déclarant avoir joué à au moins un jeu d’argent au cours de l’année 2020. Cette enquête apporte des éléments intéressants en particulier pour les nouveaux joueurs. Ceux-ci se sont mis à jouer par plaisir et parce qu’ils avaient plus de temps libre ou qu’ils s’ennuyaient. Ils ont sont jeunes et ont plutôt joué au poker et au casino en ligne.  Parmi ces joueurs, 12% d’entre eux (25 % ont moins de 35 ans) déclarent avoir eu l’impression d’être débordé(e) par le jeu.
1 nouveau joueur sur 2 pense continuer à jouer de façon régulière en 2021.
Les joueurs « historiques »  ont quant à eux, consacré autant de temps et d’argent que d’habitude lors du deuxième confinement.

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Bilan du marché des jeux en ligne en 2020 : des performances historiques malgré la crise sanitaire

L’analyse trimestrielle du marché des jeux en ligne du 4ème trimestre 2020 révèle que l’activité « en dur » (paris hippiques ou sportifs,  casinos et clubs de jeux parisiens) a fortement pâti de la fermeture des points de vente due à l’épidémie de Covid-19. 
La crise sanitaire a accéléré la numérisation des pratiques de jeu.  L’offre des jeux en ligne a enregistré des performances historiques.
Chaque segment de l’offre en ligne enregistre des hausses très élevées de produit brut des jeux (+ 47 % pour les paris hippiques, + 54 pour le poker et + 55 pour les paris sportifs).
Le chiffre d’affaires du marché des jeux en ligne croît de 22 % en 2020 pour atteindre 1,7 milliard d’euros, soit son plus haut niveau sur une année civile depuis l’ouverture du secteur.

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 18/03/2021
Anorexie, boulimie, aphagie… chez les jeunes, ces troubles du comportement alimentaire explosent avec la pandémie

Le stress et l’angoisse liés à la crise sanitaire et au premier confinement ont entraîné des troubles du comportement alimentaire en particulier chez les jeunes. 
La Fédération française Anorexie Boulimie (FFAB) a menée une enquête rapide auprès de  147 professionnels (à 80 % hospitaliers). Ils confirment une augmentation des besoins chez leurs patients, et des situations nécessitant d’emblée une hospitalisation en urgence. Il y a des cas plus sévères principalement pour l’anorexie mentale mais aussi à un moindre niveau pour la boulimie et l’hyperphagie. Les délais de prise en charge se sont allongés, contraignant certains centres à ne plus accepter de nouveaux patients. 
« Nous gérons une explosion de la demande de soins pour les TCA sur tout le territoire, avec des aggravations en raison du retard d’accès aux soins pendant le premier confinement », assure la professeure Nathalie Godart, pédopsychiatre et présidente de la FFAB.

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  17/03/2021

En mai 2020, à l’issue du premier confinement national, 13,5 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion présentent un syndrome dépressif (15,8 % des femmes et 11,0 % des hommes). Ce syndrome est majeur pour 5,3 % d’entre elles (6,8 % des femmes et 3,6 % des hommes) et mineur pour 8,2 % (9,0 % des femmes et 7,4 % des hommes).

En 2019, selon l’enquête de santé européenne (EHIS), la prévalence de l’ensemble des syndromes dépressifs était de 10,9 % (12,5 % pour les femmes et 9,2 % pour les hommes). Il était majeur pour 4,0 % et mineur pour 6,9 %. On note une hausse des syndromes dépressifs surtout chez les plus jeunes et les femmes.

» » Lire les résultats de l’enquête parue dans « Etudes et résultats » de la DREES

12/03/2021
Des chercheurs découvrent des similitudes génétiques entre troubles alimentaires et troubles psychiatriques

Le site https://www.santemagazine.fr/ a fait un focus sur une étude menée par des chercheurs britaniques publiée dans la revue « International Journal of Eating Disorders » et qui affirme qu'il existerait bien des similitudes entre les bases génétiques des troubles alimentaires et celles de troubles psychiatriques. C’est en étudiant les génomes de milliers de personnes (20 000) qu’ils ont mis en lumière les liens génétiques entre les troubles alimentaires, les maladies mentales et la régulation du poids corporel. 

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Exposition des jeunes à la pornographie

Près d’un quart des jeunes déclarent que la pornographie a eu un impact négatif sur leur sexualité en leur donnant des complexes et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels déclarent reproduire des pratiques qu’ils ont vues dans des vidéos pornographiques. Pour lutter contre l’exposition des mineurs à la pornographie, le gouvernement a lancé la plateforme « https://jeprotegemonenfant.gouv.fr/ » pour informer, conseiller et accompagner la mise en place du contrôle parental. Il propose des contenus d’éducation à la sexualité pour libérer la parole entre parents et enfants.

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26/02/2021