Actualités des addictions

IFAC Dernières !

Les dernières actualités de l'IFAC

  • Mise en ligne de la vidéo du séminaire « Approche processuelle et trans-diagnostique de l’impulsivité » - Joël Billieux
       
 
  • Deux étudiantes accueillies à l'IFAC : Jeanne Bernard (M1 interdisciplinaire en éthique - Université de Nantes) et Clara Masson (3ème année de médecine)
  • Derniers livres reçus à la Doc
Les anorexies mentales
La maladie du désir
Addicts : comprendre les nouvelles addictions et s'en libérer
Addictions : prévenir la rechute
Conscient et libre dans le monde digital. L'addiction aux écrans : quels effets sur la santé ? Comment s'en sortir ?       
  • Derniers articles scientifiques postés sur @IFAC_Addiction  
 

  • Newsletter d'avril et interview de Zsolt Demetrovics  

  
Conseils testés par les parents pour débrancher et jouer

L'association « Alerte Ecrans » a pour objectifs principaux de faire de l'information et de la prévention auprès des publics s'occupant d'enfants. Elle a traduit et mis en ligne dans la rubrique actualités de leur site Internet, des recommandations pour les parents de Campaign for a Commercial-Free Childhood (CCFC), coalition nationale américaine de professionnels de la santé, d’éducateurs, de groupes de défense, de parents et d’individus.

 » Lire le texte de ces recommandations  

12/05/2022

Recherche de volontaires pour une étude IFAC

L’Institut fédératif des addictions comportementales (IFAC) recherche des volontaires pour participer à une étude visant à valider de nouveaux outils pour le diagnostic du jeu d’argent pathologique et de l’addiction sexuelle.



Qui peut participer ?


Cette recherche est ouverte à toute personne majeure, ayant une activité sexuelle ET/OU ayant déjà joué à des jeux d’argent. Il n’est pas nécessaire que votre pratique soit excessive ou addictive. 

Comment participer ?


L’étude prévoit un questionnaire en ligne et un entretien téléphonique d’environ 5 minutes chacun. Toutes les données recueillies seront confidentielles.

Pour en savoir plus, contactez-nous au 02 40 84 64 57 ou  bp-screening-uic18@chu-nantes.fr
Merci de préciser vos coordonnées complètes (nom, prénom, tél., mail) afin d’être recontacté(e).

L'équipe de recherche de l’Institut Fédératif des Addictions Comportementales (IFAC)

 » En savoir plus sur les recherches menées par l'IFAC et la base de volontaires

13/04/2022

Le rapport d’activité 2021 de l’IFAC est en ligne

L’Institut fédératif des addictions comportementales a une mission triple : développer la recherche, former des professionnels et informer un public divers de professionnels, futurs professionnels et le grand public. Le rapport d’activité propose une synthèse des principales actions effectuées par l’IFAC sur ces trois missions en 2021.

 

La mission « Recherche »

 

En 2021, 17 recherches cliniques étaient en cours, dont 10 coordonnées par l’IFAC. Ces études portent sur des thématiques transversales aux différentes addictions comportementales. Ces travaux permettent d’apporter de nouvelles connaissances sur les vulnérabilités communes aux addictions, qui seront utiles pour développer de nouvelles pistes thérapeutiques. Le rapport d’activité 2021 met l’accent sur la cohorte historique EVALADD (cohorte incluant les patients débutant des soins pour une addiction comportementale ) et présente deux nouveaux projets : NABAb (essai clinique visant à tester l’efficacité d’un traitement médicamenteux pour réduire le craving dans les addictions comportementales) et DIAMONDs (étude translationnelle évaluant l’impact du microbiote intestinal dans la reprise de poids chez les patientes souffrant d’anorexie mentale).

Les résultats des études en cours ont donné lieu à la publication de 16 articles en 2021 (dont 4 dans le cadre de collaborations internationales), dont un résumé en français est fourni en fin de rapport d’activité

 

La mission « Formation »

 

L’année 2021 a signé la reprise de la conférence « Les Rencontres de l’IFAC », dont l’édition 2020 avait été annulée pour cause de pandémie. La conférence, qui a eu lieu le 25 novembre 2021, portait sur l’évaluation du risque suicidaire et la gestion de la crise suicidaire chez les joueurs d’argent pathologiques. Situation sanitaire oblige, la conférence s’est tenue dans un format mixte entre présentiel (à la CCI de Nantes) et distanciel (en streaming live sur YouTube), et a réuni près de 100 participants. La conférence s’est clôturée avec l’annonce de la thématique prévue en 2022 : le rapport du joueur avec la loi.

Par ailleurs, l’IFAC a poursuivi son activité de formation en 2021, auprès de professionnels de santé et de professionnels de l’industrie du jeu. Au total, ce sont près de 300 professionnels qui ont bénéficié d’une formation proposée par l’IFAC.

Enfin, dans le cadre de séminaires universitaires, 6 professionnels spécialisés dans les addictions sont intervenus au cours de l’année 2021, pour des interventions ciblées sur les addictions en général. Pour voir ou revoir le dernier séminaire, rendez-vous sur la page https://ifac-addictions.chu-nantes.fr/les-seminaires du site Internet de l’IFAC.

 

La mission « Information »

 

Le site Internet https://ifac-addictions.chu-nantes.fr/ et le compte Twitter https://twitter.com/IFAC_Addictions sont des canaux d’information qui permettent de mettre en valeur le travail de recherche mené à l’IFAC. A travers ces deux moyens de communication, l’IFAC propose une veille en temps réel de l’actualité sur les addictions comportementales à destination de tout type de professionnels ainsi que le grand public. Cette veille se traduit par la mise à disposition d’actualités, de résumés d’articles, de vidéos, podcasts…

Bonne lecture !

»Télécharger le rapport d'activité

04/04/2022

Les professionnels de santé sur l'addiction aux écrans peuvent répondre à un questionnaire

 

Un rapport du Ministère des solidarités et de la santé sur les problématiques en lien avec les jeux vidéo présente dans une première partie une revue de la littérature scientifique détaillée sur les addictions aux écrans avec des données sur les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies familiales, les approches médicamenteuses, la prévention primaire, secondaire et tertiaire.

D’autres parties du rapport détaille les outils de mesure, les facteurs de risque, les conséquences, les comorbidités, les interventions thérapeutiques et la prévention.

Afin de compléter ces données, les équipes du rapport souhaitent ajouter des données de terrain et interroger des professionnels en lien avec les publics concernés par les problématiques liées aux usages des écrans.

Il est demandé à ces professionnels volontaires de remplir un questionnaire d’une durée d’environ 5 minutes.

» En savoir plus – Accès au questionnaire

27/04/2022
 

Le grand rendez-vous démocratique de la présidentielle aurait dû être l’occasion d’un débat sur les drogues



Dans cette tribune parue dans « Le Monde », Bernard Basset, président d’Addictions France et Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie  regrettent que la question de la lutte contre les addictions n’ait pas été abordée durant la campagne présidentielle.

Pour ces deux acteurs du soin et de la prévention, les chiffres « parlent d’eux-mêmes » : 116 000 morts évitables par an dues au tabac et à l’alcool, 1,5 million de consommateurs réguliers de cannabis, 370 000 personnes en état d’addiction aux jeux en ligne… Et parmi ces consommateurs, il y a des jeunes, et en particulier ceux habitant les quartiers en difficulté.

Les auteurs de cette tribune dénoncent l’influence des alcooliers, les stratégies industrielles des cigarettiers, le marketing éhonté pour les paris sportifs en ligne qui a empêché la mise en place d’une vraie politique de prévention des addictions.

 » Voir la tribune

L’obésité pourrait être favorisée par un mauvais dialogue entre notre cerveau et notre microbiote intestinal

Des scientifiques de l’Institut Pasteur, de l’Inserm et du CNRS ont découvert chez la souris que « des neurones de l’hypothalamus détectent directement les variations de l’activité bactérienne et adaptent l’appétit et la température corporelle en conséquence ».


Un dialogue direct entre microbiote intestinal et cerveau

 

Les résultats de cette découverte démontrent l’existence d’un « dialogue direct entre le microbiote intestinal et le cerveau ». En effet, ils ont trouvé que « des fragments bactériens agissent directement sur un centre nerveux, l’hypothalamus, connu pour gérer des fonctions vitales comme la température corporelle, la reproduction, la faim, ou la soif ».

Perte de contrôle de la prise alimentaire

 

Les chercheurs ont pu observer sur les souris que le récepteur Nod2 était exprimé par des neurones de différentes régions du cerveau, et en particulier par l’hypothalamus.

Quand le récepteur Nod2 est défaillant, les neurones ne sont plus réprimés par les muropeptides. Le cerveau perd alors le contrôle de la prise alimentaire et de la température corporelle. Les scientifiques ont observé après 6 mois que « les souris prennent du poids et sont plus susceptibles de développer un diabète de type 2, en particulier chez les femelles âgées ». Chez les humains, ceux qui sont touchés par ce phénomène voient leur satiété perturbée et ils ont toujours faim, ce qui favorise la prise de poids.

Avec cette découverte on peut envisager des nouvelles thérapies contre les maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité.

 » Lire le communiqué de presse de l’Inserm

Les écrans et les jeux vidéo : quels dangers ? Interview de Bruno ROCHER, membre de l'IFAC

 

L’association CoReCRÉ (Collectif pour la réussite et la créativité dans la recherche pour l’éducation) a été créée pour faire avancer la recherche  sur le développement cognitif des enfants, et créer un pont entre la recherche fondamentale et l’application des résultats de celle-ci au sein de différentes institutions pédagogiques.

 

Elle a interviewé le Dr Bruno Rocher, psychiatre addictologue et membre de l’IFAC et posté une fiche de lecture du livre qu’il a coécrit avec le Dr Lucie Gailledrat, psychiatre : « Mon enfant est-il accro aux jeux videos ? » (2020). Bruno Rocher commence par faire un « portrait-type » de l’addict aux écrans qui est un « jeune homme (95%) qui a entre 23 et 24 ans, majoritairement au domicile parental sans autonomie de logement ni financière, célibataire (à 70%), présentant assez fréquement des comorbidités psychiatriques (troubles anxieux, dépressifs pour environ 1 patient sur 2) et utilisant l’ordinateur / les écrans / les jeux vidéo entre 8h et 15/20h par jour.

« L’addiction aux jeux vidéo, comme pour les autres addictions provoque une exclusion du monde social avec une pratique intense qui doit être préservée à tout prix dans la perception du joueur ».

 

Que dirait Bruno Rocher s’il s’adressait aux adultes et aux adolescents qui ont un usage problématique des écrans ? Son message principal serait « d’essayer de prendre le recul nécessaire pour garantir la diversité des centres d’intérêt et des engagements ». « Ce n’est pas parce que les jeux en ligne sont funs, compétitifs, engageants, stimulants qu’il faut leur laisser toute la place, surtout si la vie réelle est difficile. Il faut faire attention, car l’immersion dans le jeu peut devenir un vrai paradis artificiel dont il peut s’avérer difficile de sortir ».

» Lire l'interview sur le site http://www.association-corecre.com/

29/03/2022

L'association lance sa campagne #AddictionsPrésidentielles. Elle s’inquiète du fossé toujours grandissant des inégalités sociales renforçant les risques d’addictions et la détérioration de la santé des personnes éloignées de la prévention et des soins.

Elle a décidé « d’interpeller les candidats et candidates à prendre des décisions pragmatiques et transversales, guidées par des objectifs de santé publique » pour tenter d’éviter les 116 000 morts dus à l’alcool et au tabac par an, de diminuer le nombre de consommateurs réguliers de cannabis (ils sont 1,5 millions en France), de faire baisser le nombre de Français « tombés » dans l’addiction au jeu…

»  En savoir plus

 

30/03/2021

Les enfants menacés par trop d'écrans ? La science n'est pas si catégorique

Des professionnels de l’enfance, des parents mais aussi des décideurs politiques français - qui eux se sont mobilisés pour déposer un projet de loi pour des actions de sensibilisation – se disent inquiets devant l’augmentation du temps passé par les enfants devant les écrans et les conséquences éventuelles.

Une revue de littérature publiée, le 16 mars dernier dans « JAMA Psychiatry », indique que le lien entre le temps passé devant les écrans et d'éventuels problèmes comportementaux n’est pas significatif. Il y a une faible corrélation avec une augmentation des problèmes d'agression, des symptômes du trouble du déficit de l'attention/hyperactivité avec un peu plus de dépression et d’anxiété mais pas si importants que certaines études ont pu montrer.

D’après quelques psychiatres et spécialistes du développement de l'enfance, les études « les moins sérieuses tendent à être les plus alarmistes ». L’hétérogénéité significative des éléments pris en compte dans les études explique également les conclusions alarmistes de certaines études.

» Lire l'article de Science et avenir

 

21/03/2022

L’étude PREVADO : nouvelle étude au CHU de Nantes pour les 14-17 ans

Le CHU de Nantes recherche des volontaires pour participer à l’étude clinique PREVADO évaluant l’impact d’un programme de prévention de la consommation excessive d'alcool chez des adolescents de 14 à 17 ans à risque de développer une consommation problématique.
 

Tous les adolescents volontaires, âgés de 14 à 17 ans, et ayant déjà expérimenté un verre d’alcool, dans leur vie, peuvent participer, avec l’accord de leurs parents. Un questionnaire d’une vingtaine de questions leur sera alors soumis, pour les aider à repérer leurs traits de personnalité : l'impulsivité, l’anxiété ou encore la recherche du risque pourraient être des facteurs de risque à l’addiction.



» Voir les modalités de participation

07/01/2022
Le fonds de lutte contre les addictions s’ouvre aux écrans, jeux vidéo et jeux d’argent et de hasard

Le fonds de lutte contre les addictions (FLCA) liées aux substances psychoactives a été créé au sein de la Caisse nationale d’assurance maladie par l’article 57 de la loi n°2018-1203 de financement de la sécurité sociale du 22 décembre 2018 pour lutter, au départ, contre l'addiction au tabac et à l'alcool. Il vient d'être élargi en 2022, aux addictions dites « sans substances ».
Ainsi, le fonds soutiendra des actions de prévention contre les usages problématiques liés aux écrans, aux jeux d’argent et de hasard et aux jeux vidéo. En effet, ces dernières années la consommation d'écrans, l'usage des jeux vidéo et les paris sportifs ont pris une place prépondérante dans le paysage des loisirs des adolescents et des jeunes adultes.

Ces nouvelles actions de santé publique portant sur les addictions dites « sans substances » permettront d’apporter une réponse aux priorités des plans nationaux de prévention et de mobilisation contre les addictions, ainsi qu’aux enjeux actuels de santé publique.

» Lire l'article sur le site https://assurance-maladie.ameli.fr/

07/03/2022

Publicité et jeux d’argent : l’ANJ présente ses lignes directrices et recommandations

Suite à une pression publicitaire des opérateurs de jeux jugée trop agressive, et avec des risques pour la santé publique du joueur et de son entourage, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) a recueilli – grâce

une consultation publique - des contributions nourries de la part des parties prenantes (grand public, opérateurs de jeux d’argent agréés et sous monopole, professionnels de la santé, associations de soin, fédérations et ligues professionnelles sportives, professionnels de la publicité, communauté éducative, etc.).

Deux études ont complété ce recueil d’informations.

Dans cet article, l’ANJ présente les lignes directrices de la vocation première de la publicité qui est de « faire connaître leur offre au public, pour qu’il la distingue de celle (interdite) des opérateurs illégaux ». L’ANJ précise ce qui n’est pas autorisé en matière de publicités pour les opérateurs de jeux.

Enfin, elle préconise quelques recommandations en matière de limitation de temps de publicité/jour, de mise en place de modérateur de communications, d’amélioration de la visibilité des messages de prévention…

Ces actions s’appuieront sur une coopération renforcée avec l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) et l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle). Une charte de bonne conduite visera à encadrer les publicités des opérateurs de jeux. Un groupe de travail sera mis en place sous l’égide de l’ANJ et du ministère chargé des sports. Il étudiera les évolutions à apporter quant au parrainage, sponsoring et partenariats.

Enfin, toutes ce dispositif devrait être opérationnel le 1er septembre 2022.

» Lire l'article sur le site de l'ANJ

24/02/2022

Participer aux études eSMILE ou BANCO

L’IFAC recherche des volontaires pour deux études :



eSMILE : étude totalement en ligne concernant la manière dont les joueurs (de jeux vidéo ou de jeux de hasard et d'argent, ayant joué au moins une fois dans les 12 derniers mois) utilisent les informations sociales

BANCO : étude concernant des patients qui souffrent d'une addiction comportementale

  Toutes les informations dans la vidéo ci-dessous



N'hésitez pas à partager cette recherche autour de vous.
 
10/12/2021

Pour un usage raisonné des écrans par les enfants et les jeunes. Plan d'actions

Ce plan créé dans un partenariat entre plusieurs ministères et organismes engage une série d’actions qui sera bientôt complétée par un volet sanitaire traitant du repérage et de la prise en charge des troubles liés à une surexposition aux écrans.

» Télécharger le document


28/02/2022

Mon enfant est-il accro aux jeux vidéo ? Conseils de vie au quotidien : livre écrit par deux psychiatres nantais

Présenté en trois parties : comprendre, observer, agir, le livre va permettre aux parents, grâce à un  cheminement éclairant avec des étapes rassurantes, de « dédiabioliser » ce média. Après un rappel du conseil classique : un jeu pour chaque catégorie d’âge, le livre aborde la question délicate de la place des jeux dans la vie de famille. Quelques repères éducatifs simples sont proposés. Quant aux parents d’adolescents, ils trouveront aussi des raisons de ne pas trop s’inquiéter ; même si parfois, certains joueurs « basculent ». Là aussi, les auteurs ont pris soin d’expliquer de façon très pédagogique, dans quel cas, il va falloir aller au-delà de simples prescriptions parentales. Et si le diagnostic d’addiction est posé, la dernière partie du livre s’attache à montrer l’éventail des thérapies proposées entre consultations, groupe de parole pour l’entourage, thérapie familiale, voire hospitalisation… En fil rouge de cet ouvrage, un père de joueur livre son témoignage, partageant ses doutes avec les lecteurs.

» Commande possible sur le site de l'éditeur

Mineurs et jeux d’argent et de hasard : des pratiques à risque en progression

La SEDAP a conduit, avec l’appui de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), le projet ENJEU-Mineurs1 qui repose notamment sur une enquête quantitative menée auprès de 5 000 jeunes de 15 à 17 ans sur leurs pratiques en matière de jeux de hasard et d’argent.

Les résultats de cette étude révèle que, en 2021, plus d’un tiers des jeunes mineurs interrogés (34,8 %) déclarent avoir joué au moins une fois à des jeux d’argent et de hasard au cours des douze mois précédant l’étude. Parmi ces jeunes joueurs, la part des joueurs problématiques est en forte progression depuis la dernière étude de 2014. Elle concerne aujourd’hui 12,1 % des jeunes Français âgés de 15 à 17 ans.

La pratique est un peu plus marquée chez les garçons. Elle concerne les jeunes de tous milieux socioculturels. L’âge de début de jeu est fixé à 13 ans et 3 mois.

Le type de jeu pratiqué

  • 78,4 % ont pratiqué des jeux de grattage (ils sont privilégiés par les filles)
  • 48,4 % ont effectué des jeux de tirage
  • 28,3 % ont misé sur des paris sportifs
  • 21,5 % ont réalisé des paris sur des compétitions de e-Sports

Les autres jeux pratiqués sont : les paris hippiques (17,7 %), le poker (17,1 %), et des jeux illégaux en France tels que les machines à sous (17,7 %) ou autres jeux de casinos (16,6 %) et les paris financiers (15,9 %).

Ils sont 60,1 % à pratiquer plusieurs jeux. Un joueur sur deux utilisent Internet pour jouer.

L'accès aux jeux

Il se fait via un lieu physique : neuf joueurs sur dix (88,7 %) passent par un lieu de distribution physique et un sur deux (49,9 %) de manière exclusive. Toutefois, le jeu en ligne s’est fortement répandu depuis les dernières enquêtes.

L’interdiction de vente aux mineurs n’est pas vraiment perçue comme un obstacle et les parents facilitent l’accès au jeu par l’achat et la pratique.

La publicité 

Elle constitue une motivation à jouer pour un tiers des jeunes joueurs (soit 32,3%). Cette publicité est présente dans les médias (46,5 % des jeunes y ont eu accès via ce moyen), les réseaux sociaux (35,2 %) et dans les points de vente (32,3 %).

« L’enquête démontre que les comportements à risque des jeunes ne concernent pas les joueurs de tirage ou de grattage, mais reposent plutôt sur une pratique diversifiée qui concerne les jeux en ligne légaux et illégaux ».

» Lire le communiqué de presse


17/02/2021