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Fiches pédagogiques pour la prévention du jeu excessif chez les adolescents et jeunes adultes

Le Programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu (PILDJ) de Suisse propose sur le site SOS Joueurs, des fiches d’information sur les jeux d’argent créées par les enseignants à destination des enseignants.

 

Cet outil de prévention a été pensé pour avant tout renforcer les connaissances des élèves sur les jeux d’argent et leurs compétences psychosociales (notamment la pensée critique et la prise de décision).
 

Les enseignants se sont attachés à suggérer des  thèmes faciles à intégrer dans les cours afin qu’ils fassent sens dans plusieurs des matières proposées en cours. Ces  présentations ont été conçues pour être diffusées par des non  spécialistes des jeux d’argent.
 

L’enseignant pourra ainsi mettre en place de petits éléments préventifs et contribuerez à lutter contre le jeu excessif chez les jeunes.

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La question de la publicité pour les jeux d'argent en ligne et les paris sportifs
 
Depuis la libéralisation des jeux de hasard et d’argent en 2010, les publicités pour ces produits sont en forte croissance (paris sportifs et hippiques, sites de poker). Entre 2014 et 2019, les investissements publicitaires des opérateurs de jeux en ligne ont augmenté de 25%. Elles ont été omniprésentes dans le cadre de l’Euro 2021.

Pour « Addictions France », une réglementation efficace s’impose pour lutter contre les addictions

Addictions France appelle à l’adoption d’une « loi Evin pour le jeu ». Cette loi pourrait permettre de :

• Interdire la diffusion de ces publicités dans les médias que les mineurs sont amenés à consommer régulièrement (la télévision, la radio, les réseaux sociaux)
Interdire tout affichage aux alentours des établissements scolaires, universitaires et sportifs
• Encadrer strictement les offres promotionnelles
• Définir le contenu des publicités et supprimer les messages purement subjectifs (liés au plaisir unique de jouer, à la fête, aux dons issus des gains…).

Addictions France appelle les parlementaires à se saisir du sujet.

En Espagne et en Italie, des mesures ont déjà été prises pour limiter ces publicités.

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L'ANJ (Autorité nationale des jeux) a fait le bilan de l’Euro de Football 

L’Euro de football 2021 a généré, en France, 434 millions d’euros de mises (paris en ligne). L'ANJ reconnaît, dans le cadre de cette compétition, l’existence de pratiques contestables autour du pari sportif, telles que le matraquage publicitaire, le ciblage des jeunes ou la stimulation excessive du jeu. 
L’ANJ a réuni les opérateurs de jeux pour tirer les leçons de cet Euro.

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La question d'un député sur les dangers de la publicité pour les jeux d'argent en ligne

M. Fabien Gay, sénateur de 
Seine-Saint-Denis a attiré l'attention du ministre de l'économie, des finances et de la relance sur les dangers des publicités promouvant les jeux d'argent en ligne dans une question écrite au Sénat.

» Lire la question



 

La journée mondiale des troubles du comportement alimentaire : quelques vidéos à visionner


Les TCA expliquées par les médecins
 

3 questions au Dr Bruno Rocher du CHU de Nantes


Les explications du Pr Pierre Dechelotte, chef du service de nutrition du CHU de Rouen


 

Les TCA (Troubles des Conduites Alimentaires) : table ronde à l’Assistance publique - Hôpitaux de Marseille avec le Dr Flora Bat, pédopsychiatre dans le service de psychiatrie infanto-juvénile de l'Hôpital Salvator et le Dr Martin Eisinger, endocrinoligue dans le service endocrinologie, maladies métaboliques, nutrition de l'Hôpital de la Conception


 

Les TCA, oui ça se soigne ! Le Pr Philip Gorwood, psychiatre et Elisabeth Scanferla, psychologue à la Clinique des maladies mentales et de l’encéphale (Paris 14ème)


 

Boulimie : une addiction qui se soigne : visio-conférence proposée par le Réseau ABELA - CHU de Nantes et l’ Association AABOuest. Expérience de Chantal Celino, présidente de l’Association anorexie boulimie Ouest (AABOuest) et intervention du Dr Marie Fauconnier, psychiatre au CHU de Nantes





La parole d'un expert
 

Le Pr Ludovic Gicquel, pédopsychiatre, chef du pôle de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CH Laborit de Poitiers



Les vidéos de la chaîne youtube « Journée mondiale TCA

  » A voir ou revoir

Podcasts
 

Troubles des Conduites Alimentaires (TCA) : du désarroi des parents à la guérison : Julien Leclercq, éducateur spécialisé à la Maison Des Adolescents (MDA) de la Somme, Bernard Boudaillez, pédiatre et Christian Mille, pédopsychiatre partagent leurs expériences.


 

Témoignage de l'association Octogone (Strasbourg) : Morgane et Sophie


Témoignages
 

L'anorexie racontée par les jeunes de l'hôpital de jour ados du CHU de Nantes


 

Témoignage de Margaux


 

Témoignage de Céline, 36 ans, qui a souffert d'anorexie mentale et de boulimie pendant plusieurs années, à partir de son adolescence


Témoignages de parents
 

Témoignage de Sophie, mère d'une fille souffrant d'anorexie mentale


 

Témoignage de Hervé, père d'une fille souffrant d'anorexie mentale


 

Troubles alimentaires : comment Catherine, 36 ans, est sortie de la boulimie après treize ans de combat

  » A lire dans 20 minutes





Forte augmentation des troubles alimentaires chez les jeunes pendant le confinement
 

En France
Un article paru dans le journal « Le Monde » alerte sur l'augmentation des demandes d'hospitalisation pour des jeunes avec des troubles alimentaires. Cela est dû principalement, à l’isolement social ou par exemple pour les étudiants, un retour contraint dans le cadre familial. Tous les services spécialisés accueillant des jeunes adultes touchés par les troubles du comportement alimentaire rapportent une augmentation d’environ 30 % de la demande par rapport aux autres années. La ligne téléphonique Anorexie Boulimie Info écoute reçoit plus d’appels (+ 30 % en 2020). Philibert Duriez, psychiatre constate que le pic de demandes de soins se situe entre 18 et 21 ans. « Avec la crise, l’anxiété et l’altération des routines pour cette jeunesse contrainte à des cours à distance et à une incertitude prolongée, mais aussi l’isolement social ou le retour dans un cadre familial parfois conflictuel, ont majoré le risque »ajoute le médecin.

En Belgique

Le constat est le même qu’en France. Un article paru sur le site https://fr.metrotime.be fait part du constat de chefs d'unités de pédopsychiatrie qui évoquent un accroissement des demandes de l’ordre de 40 % minimum pour les seuls troubles alimentaires. A l’hôpital Erasme (Bruxelles), la pédopsychiatre Marie Delhaye précise : « Nous recevons habituellement quatre patients avec des troubles alimentaires. Désormais ils sont 12 pour 20 lits seulement ». Pour Sophie Maes, cheffe de service de l’unité de pédopsychiatrie au Domaine, à Braine-l’Alleud, l’épidémie de COVID a isolé les jeunes qui ont un besoin essentiel de relation avec les pairs. « Les adolescents ne trouvent plus de sens à leur existence. Ils se disent dégoûtés de la vie et quand vous êtes dégoûtés, vous ne mangez plus ».

Recherche menée aux Etats-Unis
Des chercheurs de la faculté de médecine et de l'école de santé publique de l'université du Minnesota ont mené une étude sur les effets persistants de la pandémie de COVID-19. Elle a révélé des corrélations avec six comportements alimentaires malsains. Le résultat le plus inquiétant indique une légère augmentation ou la réapparition des troubles alimentaires. Chez les personnes étudiées, 8 % font fait état de comportements extrêmes de contrôle du poids et 14 % ont eu des épisodes de frénésie alimentaire. L'étude a révélé que ces résultats étaient significativement associés à une moins bonne gestion du stress, à des symptômes dépressifs plus importants et à des difficultés financières modérées ou extrêmes. En conclusion l’auteur de l’étude suggère que des interventions préventives et des efforts de traitement des troubles alimentaires soient abordables, facilement accessibles et largement diffusés auprès des personnes à haut risque, en particulier celles qui ne pourront pas bien se nourrir à causes des conséquences financières de la pandémie. .


En Suisse : l’impact sur l’obésité
Trois médecins, dans la « Revue médicale suisse » ont publié l’article : « Double pandémie : impact des mesures anti-Covid-19 sur l’obésité » dans lequel, ils ont étudié l’impact de la COVID sur le poids des populations. dans la revue de littérature qu'ils ont faite, ils rapportent une augmentation du nombre de collations et de la consommation de produits sucrés, une baisse de l’activité physique et un accroissement du stress qui peut exacerber des troubles du comportement alimentaire. En conclusion, les données de la littérature montrent que l'épidémie de COVID avec les changements dans notre mode de vie - et en particulier la baisse d'activité physique - contribuent fortement à une prise de poids de la population mondiale. D'autre part, le stress et l'ennui peuvent expliquer, en partie, le grignotage en dehors des repas, une consommation d’aliments riches en glucides, qui sont connus pour promouvoir la libération de sérotonine, ce qui a un effet positif sur l’humeur et peut être vu en quelque sorte comme une forme inconsciente d’automédication... 
 
30/04/2021

Est-ce que les jeux en ligne ont profité du confinement ?

Que ce soit en France, en Grande-Bretagne ou au Québec, les jeux d'argent en ligne ont progressé avec les différents épisodes de confinement dans les pays respectifs. Pour d'autres pays, des études montrent des disparités. 

L'exemple de la France
En France, le rapport d'activité de la Française des jeux montre une augmentation. Au total, les mises des joueurs en ligne (jeux La Française des Jeux) ont bondi de près de 40 % (+ 60% par exemple pour le Loto) pour atteindre plus de 1,5 milliard d’euros, soit environ 10 % du total des sommes jouées en France. 
Un article paru dans « Les Echos » fait état d'une enquête réalisée via Internet par Harris Interactive en mai 2020 pour le compte de certains opérateurs (dont PokerStars et Kindred Group (Unibet)). Selon cette étude, « 4% des personnes interrogées déclaraient avoir joué sur un site de casino en ligne (site illégal) avant le confinement, soit un total de 1,4 million - ils étaient entre 0,3 et 0,7 million avant la crise sanitaire - ou encore 13 % des joueurs en ligne. Et 6 % des Français interrogés laissaient entendre vouloir y jouer après le confinement, soit 2,2 millions de joueurs. En conséquence, le marché des casinos en ligne pourrait être estimé entre 711 millions et 1,1 milliard d'euros en termes de produit brut des jeux (PBJ, la différence entre les mises et les gains des joueurs).

En Suisse
Addiction Suisse dans le « Panorama suisse des Addictions 2021 - Coronavirus, stress et addictions: oser demander de l’aide » craint une augmentation des joueurs de jeux en ligne. En effet,  la nouvelle loi sur les jeux d’argent est entrée en vigueur début 2019 permettant l’exploitation de jeux en ligne. Avec le semi-confinement,  les offres de jeux ont connu une croissance qui n’aurait certainement pas atteint pareille ampleur sans la pandémie.

En Suède et dans d'autres pays nordiques
Un article publié dans « Frontiers in Psychiatry » fait état d'une stabilité relative de l'activité totale du marché des jeux d'argent dans un marché des jeux d'argent fortement basé sur le jeu en ligne. Ce qui semble indiqué que compte tenu des annulations presque totales des sports pendant les premières phases de la COVID-19, les joueurs auraient choisi d'autres types de jeux en ligne. La Finlande et le Danemark, ne signalent pas d'augmentation marquée des jeux d'argent en ligne, malgré une perte de revenus dans le secteur des jeux d'argent en général.

En Grande-Bretagne
La « Gambling Commission » a publié des données pour décembre 2020. Les mesures mises en place pendant la pandémie  ont eu un impact sur les comportements de jeu en ligne. En effet, l'activité sur le marché en ligne s'est développée dans une période traditionnellement chargée, avec une augmentation de 6 % des comptes actifs. Les paris en ligne sur les événements réels ont augmenté de 53 %. Le rendement brut des jeux a augmenté de 30 % en raison en particulier de l'augmentation du nombre de joueurs dans d'autres secteurs verticaux tels que les machines à sous.

Au Canada
La Chaire de recherche sur l'étude du jeu de l'Université Concordia a publié une fiche d'information dans laquelle elle précise que plusieurs pays ont augmenté leur offre de jeux en ligne. Au Canada, pendant la pandémie, certains opérateurs signalent que le secteur des casinos en ligne a connu une croissance de 77 % par rapport à la même période l'année dernière. Une enquête menée en Ontario auprès de 2005 joueurs révèle que 54% des répondants ont déclaré avoir joué en ligne pendant la pandémie alors que 77 % d'entre eux étaient exclusivement des joueurs hors ligne avant à la pandémie. 

En conclusion, les auteurs de cette fiche posent des questions quant aux changements d'habitudes des joueurs. Est-ce que la pandémie a favorisé l'émergence de nouveaux joueurs en ligne ? Quelle proportion de ces nouveaux joueurs continuera à jouer en ligne à la fin de la pandémie ? Comment les pratiques et les habitudes de jeu seront-elles transformées par cette migration « forcée » ? Comment ces habitudes et pratiques s'intégreront-elles dans la vie quotidienne des individus (motivations, conséquences, bénéfices, etc.)  après la pandémie ? Comment cet accès accru à une offre de jeux plus diversifiée influence-t-il les pratiques et les habitudes des individus (augmentation, diminution, etc.) ?
Et enfin comment les services socio-sanitaires ont-ils réagi à la transformation inattendue et soudaine du paysage du jeu ?


Autres pays
Cette fiche d'information de la « Chaire de recherche sur l'étude du jeu » rapporte qu'une étude réalisée en Australie sur les transactions de 250 000 consommateurs australiens a montré une augmentation de 67 % des dépenses liées aux jeux d'argent en ligne suite à la fermeture de services non essentiels.
Le même document signale également qu'en Afrique du Sud, l'absence d'événements sportifs a incité les joueurs de paris sportifs à parier sur le sport électronique et les matchs simulés.