Risques associés aux paris sportifs : pour la première fois Santé publique France lance une campagne de prévention

Publié le 18 octobre 2022 Mis à jour le 31 octobre 2022
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le 18 octobre 2022

A quelques semaines du lancement de la coupe du monde de football, Santé publique France lance une campagne de prévention « Parier, c’est pas rien » qui sera diffusée jusqu’au 22 novembre. Cette campagne a été créée dans le but de sensibiliser les joueurs et leur entourage aux risques liés à une pratique problématique. Elle oriente vers le dispositif d’écoute et d’aide à distance « Joueurs info service ».

Particulièrement addictifs, ces paris peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et la situation sociale des joueurs qui les pratiquent et de leur entourage. En effet, cette pratique s’est beaucoup développée et a été très popularisée ces dernières années notamment auprès d’un public jeune, particulièrement vulnérable. Ce sont 72 % des parieurs qui ont entre 18 et 35 ans (près de 50 % entre 18 et 25 ans). Dans les enquêtes menées, on constate que ces joueurs sont souvent issus de milieux modestes et sont plus fréquemment chômeurs.

Pour chaque grand événement sportif comme par exemple les Euros ou les coupes du monde de football la pression publicitaire exercée sur le public incite à miser. Les enquêtes montrent également que les montants de ces mises ont été multipliés par 2,8 en 5 ans.

La campagne « Parier, c’est pas rien » aborde plusieurs thématiques comme le poids des opérateurs de jeux, leurs techniques marketing, le caractère addictif des paris sportifs, ainsi que les mécanismes et les conséquences de l’addiction. Le but de celle-ci est de débanaliser les paris sportifs et de rappeler les risques auxquels les joueurs s’exposent.