Publicité et jeux d’argent : l’ANJ présente ses lignes directrices et recommandations

Publié le 17 février 2022 Mis à jour le 24 février 2022
Date(s)

le 24 février 2022

Suite à une pression publicitaire des opérateurs de jeux jugée trop agressive, et avec des risques pour la santé publique du joueur et de son entourage, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) a recueilli – grâce

une consultation publique - des contributions nourries de la part des parties prenantes (grand public, opérateurs de jeux d’argent agréés et sous monopole, professionnels de la santé, associations de soin, fédérations et ligues professionnelles sportives, professionnels de la publicité, communauté éducative, etc.).

Deux études ont complété ce recueil d’informations.

Dans cet article, l’ANJ présente les lignes directrices de la vocation première de la publicité qui est de « faire connaître leur offre au public, pour qu’il la distingue de celle (interdite) des opérateurs illégaux ». L’ANJ précise ce qui n’est pas autorisé en matière de publicités pour les opérateurs de jeux.

Enfin, elle préconise quelques recommandations en matière de limitation de temps de publicité/jour, de mise en place de modérateur de communications, d’amélioration de la visibilité des messages de prévention…

Ces actions s’appuieront sur une coopération renforcée avec l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) et l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle). Une charte de bonne conduite visera à encadrer les publicités des opérateurs de jeux. Un groupe de travail sera mis en place sous l’égide de l’ANJ et du ministère chargé des sports. Il étudiera les évolutions à apporter quant au parrainage, sponsoring et partenariats.

Enfin, toutes ce dispositif devrait être opérationnel le 1er septembre 2022.
 

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Commentaire de ce plan d'action dans la presse quotidienne

Dans Libération
L’ANJ  émet des « recommandations » qui visent à faire baisser la pression publicitaire. « La publicité a un impact potentiel significatif sur les publics les plus vulnérables» et notamment sur les plus jeunes donc l’ANJ recommande « qu’il n’y ait pas plus de trois communications par coupure publicitaire à la télévision ou la radio, et «trois communications commerciales par jour et par support» sur les sites internet et réseaux sociaux. Enfin, elle demande aux opérateurs d’avoir recours uniquement à des ambassadeurs et influenceurs âgés de plus de 18 ans qui n’ont pas une apparence physique laissant penser qu’ils sont mineurs ni une audience auprès des mineurs supérieure à 16% ».

 

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Dans Ouest France

L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a présenté ses lignes directrices pour encadrer les pratiques publicitaires des opérateurs de jeux d’argent. La présidente de l’ANJ, Isabelle  Falque-Pierrotin présente les lignes directrices comme « des outils de droit souples adaptés à un environnement numérique très éclaté ».

L’ANJ précise que la publicité « ne doit pas inciter à une pratique de jeu excessive, la banalisant ou la valorisant ». Pour elle, il faut « y proscrire les scènes d’excitation ou d’émotion d’une intensité disproportionnée ou qui assimilent le jeu à un exploit, rapprochant le joueur d’un sportif de l’extrême ». Elle ne doit pas non plus « présenter le jeu comme une option alternative au travail rémunéré, ni comme une solution face à des difficultés personnelles, c’est-à-dire, une échappatoire pour supporter une rupture amoureuse, une maladie notamment »…
 

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