Des joueurs de plus en plus jeunes consultent au service d’addictologie du CHU de Nantes

Publié le 18 novembre 2022 Mis à jour le 21 novembre 2022
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le 21 novembre 2022

Jean-Marie Cornuaille, journaliste à Presse Océan a interviewé le Pr Marie Marie Grall-Bronnec, psychiatre-addictologue à propos des nouveaux patients qui consultent pour des problèmes de jeu pathologique. Cet article a été publié dans le journal daté du mardi 15 novembre.  
 

La sociologie des joueurs reçus au CHU a changé. Si avant, ils avaient de 45 à 50 ans, ils sont aujourd’hui plus jeunes (une vingtaine d’années). Ils sont plus nombreux que leurs aînés à parier sur les manifestations sportives mais sans toutefois s’y connaître vraiment. Ils ont l’impression de maîtriser le jeu mais ils perdent des sommes importantes. En effet, ces paris qui se pratiquent le plus souvent via Internet sont faciles d’accès, la mise se fait grâce à un moyen de paiement dématérialisé et le joueur se rend moins bien compte des sommes dépensées.
 

L’article aborde aussi la question de la prise en charge de ces joueurs excessifs. La psychothérapie peut être individuelle ou en groupe. Le joueur peut aussi se faire aider par une assistante sociale s’il a des problèmes d’endettement. Il peut aussi se faire interdire de jeu via un commissariat ou la gendarmerie.
 

Quant aux plateformes de paris, le journaliste pose la question de leur responsabilité dans cette addiction à parier. Le Pr Grall-Bronnec précise que les opérateurs de jeux ont « l’obligation de proposer un modérateur de jeu mais regrette-t-elle, cela ne les empêche pas de « relancer » le joueur lorsqu’il n’a pas joué depuis longtemps, de lui offrir des bonus ou de lui faire des offres promotionnelles »…