En Suisse, un tiers des revenus des jeux provient des joueus excessifs : étude parue Journal of Gambling Issues

Publié le 1 octobre 2021 Mis à jour le 1 octobre 2021
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le 1 octobre 2021

Les 3% de personnes avec un comportement de jeu problématique ou pathologique seraient ainsi à l'origine de 31,3% des dépenses totales dans les jeux d'argent.

Cette étude, réalisée par le centre du jeu excessif du CHUV, l'Institut de santé globale de l'Unige et l'Observatoire des jeux (France) utilise les données issues dans l'Enquête suisse sur la santé 2017.

Même si cette étude représente un premier pas important, elle est limitée par le fait qu'il s'agisse de données auto-rapportées. Les auteurs rappellent qu’en Suisse, il n’est pas possible de disposer – contrairement à la France - des données des opérateurs de jeu.

Dans un commentaire paru sur le site Internet du GREA, Camille Robert, Chargée de programme au GREA, précise que « si les joueuses et joueurs problématiques ne seraient à l’origine que de 17 % des revenus dans les jeux de loterie et tirage en ligne, ils représenteraient plus de 75% des dépenses dans le poker en ligne ». Et elle ajoute que « toutes les études s’accordent sur le fait que ce sont plutôt des personnes peu formées, avec peu de revenus ».

Elle conclut en écrivant : « nos politiques restent bien trop libérales dans leur essence pour éviter la dérive d’une fiscalisation accrue des personnes vulnérables ». Pour elle cette politique qui prélève l’argent dans les poches des joueuses et des joueurs et crée des problèmes que l’État devra ensuite prendre en charge n’est plus acceptable.

» Lire l'article paru sur le site du GREA

» Lire l'édito de Camille Robert