L’obésité pourrait être favorisée par un mauvais dialogue entre notre cerveau et notre microbiote intestinal

Publié le 21 avril 2022 Mis à jour le 21 avril 2022
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le 21 avril 2022

Des scientifiques de l’Institut Pasteur, de l’Inserm et du CNRS ont découvert chez la souris que « des neurones de l’hypothalamus détectent directement les variations de l’activité bactérienne et adaptent l’appétit et la température corporelle en conséquence ».


Un dialogue direct entre microbiote intestinal et cerveau

 

Les résultats de cette découverte démontrent l’existence d’un « dialogue direct entre le microbiote intestinal et le cerveau ». En effet, ils ont trouvé que « des fragments bactériens agissent directement sur un centre nerveux, l’hypothalamus, connu pour gérer des fonctions vitales comme la température corporelle, la reproduction, la faim, ou la soif ».

Perte de contrôle de la prise alimentaire

 

Les chercheurs ont pu observer sur les souris que le récepteur Nod2 était exprimé par des neurones de différentes régions du cerveau, et en particulier par l’hypothalamus.

Quand le récepteur Nod2 est défaillant, les neurones ne sont plus réprimés par les muropeptides. Le cerveau perd alors le contrôle de la prise alimentaire et de la température corporelle. Les scientifiques ont observé après 6 mois que « les souris prennent du poids et sont plus susceptibles de développer un diabète de type 2, en particulier chez les femelles âgées ». Chez les humains, ceux qui sont touchés par ce phénomène voient leur satiété perturbée et ils ont toujours faim, ce qui favorise la prise de poids.

Avec cette découverte on peut envisager des nouvelles thérapies contre les maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité.

 » Lire le communiqué de presse de l’Inserm